En juillet 2025, nous avons accueilli une journée de pilotage réservée aux participantes. Deux groupes de douze, l'un le matin, l'autre l'après-midi, avec un déjeuner partagé entre les deux. Le partenaire était BMW Dreux, et l'encadrement était assuré par Nina, notre monitrice, dans le cadre de son mémoire de fin de formation.
Ce n'était pas une opération de communication. C'était une initiative interne, et nous ne savions pas très bien à quoi nous attendre.
Ce qui s'est passé
Le plus frappant n'a pas eu lieu sur la piste. Il a eu lieu pendant le déjeuner et entre les sessions.
Les cartes de visite ont circulé. Des participantes de sociétés différentes ont échangé leurs coordonnées, ce qui n'était pas au programme et ce qui arrive rarement spontanément sur une journée d'entreprise classique.
Bruno, qui dirige le site, a résumé la chose ainsi : le fait que le groupe soit uniquement féminin a permis aux participantes de s'exprimer, ce qu'elles ne font pas toujours dans un contexte mixte. C'est une observation, pas une théorie. Nous l'avons constatée sur cette journée-là.
Pourquoi nous en parlons
Parce qu'il existe une idée reçue tenace sur ce type d'activité : elle intéresserait surtout les hommes.
Notre expérience quotidienne dit l'inverse. Sur les journées mixtes, l'enthousiasme ne se répartit pas du tout selon les lignes qu'on imagine, et les classements de fin de session encore moins. Ce qui compte sur un circuit, c'est la régularité et la capacité à écouter une consigne technique, pas la force ni l'habitude.
Le succès de Formula One sur Netflix a par ailleurs changé le rapport de beaucoup de gens au sport automobile. On le voit dans les groupes que nous recevons : les références ont changé, et l'intérêt aussi.
Ce que le format non mixte apporte, et ce qu'il n'apporte pas
Soyons précis, parce que le sujet mérite de l'être.
La quasi-totalité de nos journées sont mixtes, et elles fonctionnent très bien. Le format non mixte ne les remplace pas et ne prétend pas faire mieux. Il répond à une demande différente.
Cette demande vient le plus souvent de deux endroits : les réseaux internes féminins, qui disposent souvent de leur propre budget et cherchent des formats à proposer à leurs membres, et les commissions égalité professionnelle, qui doivent traduire des engagements en actions concrètes.
Dans les deux cas, l'objectif n'est pas de séparer. C'est de créer un moment entre pairs, dans un cadre où l'on ne se pose pas la question de sa légitimité.
Une troisième possibilité
Entre le format mixte standard et la journée non mixte, il existe une option qu'on nous demande de plus en plus : une journée mixte encadrée par une équipe féminine.
Le groupe reste mixte, l'encadrement technique est assuré par des monitrices. Pour certaines entreprises, c'est le bon équilibre : le signal est là, sans format séparé.
Comment ça s'organise
Le déroulé est le même que pour nos autres journées : un briefing technique et de sécurité, puis des sessions en rotation sur le circuit asphalte, avec un temps de débriefing.
Aucune expérience préalable n'est requise, et c'est le cas de la grande majorité des participants que nous recevons, tous formats confondus.
Si vous animez un réseau interne ou une commission égalité et que vous cherchez un format, dites-nous simplement combien vous êtes et ce que vous voulez en faire. Nous vous dirons honnêtement ce que nous avons observé et ce que nous n'avons pas encore testé.



